Archive pour la catégorie 'humour'

13
mai

Le mur qui crache les billets!

Nous connaissons tous le tour des cracheurs de feux ou d’oeufs…. mais le mur qui crache des euros, des dollars ou d’autres monnaies utilisées dans le monde, pas encore.

Un père arrive en france rendre visite à sa fille. Elle vient juste de retrouver du travail et doit “serrer la ceinture” pour joindre les deux bouts. Mais étant donné la présence de son père, elle fait le maximum afin qu’il ne manque de rien.

Avec sa carte bancaire, elle fait de petits retraits régulièrement au guichet automatique de sa banque. Le père s’interroge sur ce manège étrange mais ne pose pas de question.

Son retour au pays approche, il s’inquiète pour son argent de poche et pour la longue liste de cadeaux pour ses amis et sa famille restée au pays.

Il finit par poser la question à sa fille:

“Dis ma chérie, as-tu pensé à mon argent de poche?”, mon départ approche et je ne voudrais pas être pris de court.”

“Bien sûr papa, je ne fais que  penser à ça, mais ne t’inquiète pas, je m’arrangerai, je trouverai une solution”

“Ah! mais combien penses-tu me donner comme argent de poche?, tu sais je ne voudrais pas rentrer chez moi et montrer mon estomac à mes amis qui viendront me souhaiter la bienvenue et dire regardez mon estomac comme il est bien tendu, j’ai bien mangé et bien bu….”

“Assez papa! Je t’ai déjà dit de ne pas t’inquieter alors parlons d’autre chose veux tu?

Quelques jours plus tard, pendant la promenade, alors qu’ils passent à proximité de la banque, le père revient à la charge.

“Ah ah, sais tu ma fille ce qui me plait le plus ici chez vous?

” Non papa, qu’est ce que c’est?

“Ce qui me plait ici c’est votre mur là, qui crache de l’argent. Vous ne manquer de rien, le mur est là. Vous vous approchez, vous demandez et il vous donne toujours de l’argent…”

” la fille reste estomaquée, elle vient de réaliser que son père s’était mépris de la façon dont elle faisait les retraits….

” Ah non, détrompe toi papa, le mur ne crache pas les billets par enchantement. Il te donne des billets lorsque tu en demandes à condition que tu lui aies confié ton argent auparavant. Tous ces “murs” que tu vois là appartiennent aux banques et tu n’y prends de l’argent que si tu as un compte crédité chez eux”

“crédité, c’est quoi crédité?”

“Bon oublions ça, tout ce que tu dois savoir c’est que le mur ne crache pas d’argent”

Elle jette “l’éponge”. Comment faire comprendre à quelqu’un qui n’a jamais eu de compte en banque ce que c’est que créditer, ce qu’est un guichet automatique, une carte bancaire…?

Les murs ne crachent pas les billets pour faire plaisir à tout le monde, ça il l’a saisi et c’est le plus important.

Ah ce fossé qui s’est creusé entre les générations précédentes et nous…

Vous en avez certainement des anecdotes à me confier, n’hésiter pas.

Bonne reprise à toutes et à tous

06
mai

AU LOUP! AU LOUP! MAIS OU EST DONC LE LOUP?

Bien s’assurer qu’il y a danger avant de crier à l’aide.

Facile à dire mais combien parmi vous attendent de voir venir?

Il m’est arrivé une mésaventure au lycée qui m’a rendue un peu célèbre. On peut dire que même quand on ignorait encore l’existence des télé réalités, MOI je m’arrangeais déjà pour me faire remarquer de tous.

Au lycée donc,  j’étais à l’internat ou en pension c’est comme vous préférez. Un soir “j’oublie” d’aller à l’étude, rejointe quelques heures plus tard par ma meilleure amie. Nous restons là à papoter au lieu de réviser nos leçons. C’est la nuit noire, les dortoirs ouvrent sur la fôret, donc pas assez éclairés de ce côté là.

Quand on est une bande de filles on a même pas peur, mais à deux, on est moins fières.

Au milieu de notre conversation, mon amie Elisa qui s’était levée pour récupérer quelque chose dans son placard,  dit avoir entendu du bruit.

“As tu entendu?.”

“Non, quoi, qu’aurais-je dû entendre.?”

“Tu n’as rien entendu?”

“Non”

 Elle se remet à marcher puis s’arrête de nouveau. Là je tends l’oreille. Et j’admets avoir entendu moi aussi ce qu’elle dit avoir entendu. Mais je reste allongée sur mon lit. Je n’ai pas peur, nous sommes deux, il n’y a rien à craindre.

Mais vous savez, on est en afrique, les fantômes, les revenants, les animaux sauvages, Les…. même si de nos jours il est moins sûr  de croiser des animaux sauvages en ville.

La tension est palpable dans la chambre. Devant moi, une amie qui a l’air térrifiée, plantée là telle une momie, et moi, en train de fixer le néant au délà de son corps.

Puis soudain, elle pousse un hurlement à donner une attaque cardiaque  même au bien portant.

Je ne demande pas mon reste, je fais un bond hors du lit et il fallait nous voir, les deux meilleures amies qui ne l’étaient plus l’espace de quelques secondes. L’instinct de survie avait tout balayé. Nous nous sommes battues pour qui passerait la première par la fenêtre.

Elle très sportive, a sauté en se mettant sur le rebord et moi, en faisant un plongeon au pied de la fenêtre, dans la boue. Il avait plus ce jour là et lorsque les premieres personnes à avoir entendu nos appels au secours sont arrivés, j’étais debout, hagard, le visage plein de boue, un GI n’aurait pas fait mieux.

“qu’est ce qui s’est passé? Que vous arrive-t-il?”

Aucun son ne sortait de ma bouche, pétrifiée par je ne sais quoi. Et mon amie qui riait à n’en plus finir. Impossible de l’arrêter. Les lycéens, les surveillants et le gardien ont mis du temps à nous faire parler.

“Qu’avez vous vu.”

Moi je réponds

“demandez à Elisa.”

 Et elle les renvoit à moi. “Je n’ai rien vu, demandez plutôt à H”

Et je réponds,

“je ne sais pas. C’est elle qui a hurlé en premier, et j’ai fait comme elle c’est tout. Mais qu’as tu vu au fait?”

Et de nouveau le fou rire. Je l’aurais tapée mais je ne suis pas violente, n’est -ce pas? . Alors je l’ai assassinée du regard.

“Mais tu as bien vu ou entendu quelque chose, parce que tu as tout de même crié à l’aide.?”

Et là elle avoue avoir crié parce que je regardais bizarrement dans sa direction…

Cette sottise m’a vallu  le petit doigt de la main gauche fracturé et une amie perdue pendant un an.

Je l’ai boudé pendant un an! Aujourd’hui lorsque nous nous retrouvons nous en rions encore. Et au lycée ça nous a vallu le surnom de “les deux compères” va savoir pourquoi “compère”…

Mais, quand on appelle au secour sans raison, on peut bien être traitée de “compère”, n’est ce pas?

Je suis ce que je suis

 

L’histoire avait fait le tour du lycée , puis de la ville, évidement chacun ramenanit l’anecdote chez lui et en rajoutait une couche…

Avant de hurler au loup, assurez vous de l’avoir vu. même si moi je continue de dire que je fuis me mettre à l’abri, puis je vérifie si le danger était bien réel….

28
avr

Le lion, le chasseur et Dieu!

Fais un voeux mon enfant!

Deux amis vont à la chasse. Tout est calme, ils discutent tranquillement et soudain, un bruit bizarre…………Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!

En fait de bruit bizarre, cela ressemblait au rugissement d’un lion. Les deux amis se mettent à courir. L’un d’eux trébuche et tombe. Les rugissements se rapprochent; trop tard pour se relever, il voit sa vie défiler…. Il ferme les yeux et prie le seigneur de venir à son secours.

Le Lion est là et l’observe, il prend son temps. Soudain, la forêt s’illumine, une voix se fait entendre

“Mon fils, tu m’as appelé, me voici, demande ce que tu veux, et ton voeux sera exhaussé.”

Le chasseur toujours au sol,  joint les mains et ferme les yeux et implore:

” Mon Dieu, sauvez moi des griffes de ce lion et je serai votre fidèle serviteur, je prêcherai votre parole à travers le monde, je chanterai vos louanges partout où j’irai, je serai tous les dimanche à la messe.”

“Tes voeux ont été entendus mon fils”, et se tournant vers le lion, il demande

” et toi, as-tu un voeux à faire?”

Le lion ferme les yeux à son tour  et dis:

“Seigneur, faites moi profiter d’un bon repas aujourd’hui même”

 Le chasseur un peu rassuré par la présence de Dieu, ne craignait plus pour sa vie… Il n’a malheureusement pas le temps de voir le lion bondir sur lui pour le dévorer…

Son voeux n’aurait pas été exhaussé car ses promesses paraissaient moins plausibles aux yeux du seigneur.

Nous sommes le plus souvent sourds aux appels de la foi sauf lorsque nous sommes dans le besoin ou affligé. En dehors de ces moments là, la plupart des gens ignorent volontairement l’existence de dieu….

 

25
avr

Revue de blog

Pour le week end, uniquement pour ceux qui découvre mon blog maintenant… une sélection  d’archive à feuilleter…

Vengeance de carpe

katoucha for ever, katoucha pour toujours

Veangeance de carpe

Liban mon amour pause dejeuner

Suivez moi

21
avr

VOUS MANZ……HEEEEEEUUU…..

Ne réveillez pas le lion qui dort….

Je disais hier combien nous aimions nous moquer les uns des autres. Ceci fonctionne sans heurts quand tout le monde est de bonne humeur, quand la vie vous sourit…

Mais parfois, les gens sont moins ouverts aux plaisanteries et cela peut même tourner au drame. Dieu merci dans cette histoire on a seulement frôlé le pire…

Dans un bus bondé de la ville, un homme parle plus fort que tous, et se moque de son ami depuis le début du voyage. Il fait chaud, ils sont serrés comme des sardines, le temps n’est pas à la rigolade sauf pour lui.

Il rit très fort de ses propres blagues. Son ami ne l’entend pas ou feint de ne pas l’entendre. Jusqu’au moment où il touche une fibre sensible, les mots de trop, ceux qui fâchent les meilleurs des amis..;

Toujours en parlant de l’ouest de la côte d’ivoire. Une vieille légende dit que ce peuple serait cannibal le siècle dernier. tout le pays vous taquine dès qu’on sait que vous êtes wobé ou guéré.

On vous traite de “mangeurs”.

Notre monsieur du bus avait gardé le bouquet pour la fin: celle du guéré qui mange..;

Pour bien se faire entendre cette fois, il tapote l’épaule de son ami puis

” tu sais, je vais te dire une chose… Vous les guérés vous manzzzzzzzzzz…… ” la phrase reste en suspens, tout le bus est pendu à ses lèvres mais notre comic n’ose pas finir sa phrase. Savez  vous pourquoi?

Eh bien, tout près d’eux dans le bus, il y avait un autre monsieur, une armoire celui là, le regard féroce, du genre à vous envoyer à l’hôpital  rien qu’en vous giflant.

Il avait fait un quart de tour et fixait le comic.

nous manz quoi?”

l’autre qui répond d’une voix tremblante..

“Vous manzzzzzzz..”; il se gratte la tête et le voilà lancé dans l’énumération de plats : “

“Vous manzzzz salade, vous manzzz pomme de terre, vous manz escargot,  vous manzzzzzzzz spaghetti, vous manzzzzzzzzz”

c’est bon, on a entendu, tu as de la chance!  je t’aurais appris comment nous manz, moi.

“Ah vous savez,  moi j’aime bien ce que vous manz “

Mes chers amis, avant de l’ouvir dans des endroits publics, apprenez à tourner plusieurs fois la langue, on ne sait jamais qui l’on a en face de soi…

Pour ceux qui ne savent pas “manz” c”est le verbe manger conjugué à la façon du paysan qui ne sait pas parler le français…

20
avr

Comment un guéré émigre à la capitale! ou le pouvoir du sein

La gourmandise est un vilain défaut

La migration des peuples peut cacher plusieurs raisons aussi valables les unes que les autres. Mon peuple (les wélao, j’en parle sur mon ancien blog) a traversé les frontières, inexistantes avant l’époque coloniale sur l’invitation du roi Toulo, pour défendre son royaume contre ses ennemis internes ou externes au pays).

L’histoire est très longue. Si elle peut vous intéresser, n’hésitez pas à poser des questions, je suis là pour vous éclairer…)

Bref, le fait est que entre peuples on a pris l’habitude de se moquer les uns des autres… et de rire de nous mêmes aussi.

Cela ne fait pas partie de mes expériences personnelles. L’histoire originale est l’oeuvre d’un chansonnier que j’ai rencontré lors d’une fête à abidjan.

C’est donc une histoire qui explique la raison de l’exode d’un guéré à la capitale.

Le car est stationné sur la place du marché. Les voyageurs attendent qu’il se remplisse. Il y a des hommes, des femmes, des bébés….

Un homme passant par là et qui n’avait aucune intention de voyager, entend une maman dire à son bébé qui pleurait

“allez prends le sein mon enfant, tu ne veux pas?, et bien si tu ne têtes pas, je vais le donner au Monsieur qui passe”

Ces paroles ne sont pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Sans s’interroger longtemps, notre Monsieur s’approche du guichet et demande un billet.

“Donnez moi un ticket”

“C’est pour aller où Monsieur”?

“Pour prendre ce car, quelle question?”

“Mais vous pouvez tout de même préciser où on doit vous laisser. “

“Ecoutez, je prends ce car, peu importe où vous me laissez.”

“Eh bien voilà votre ticket.”

Notre ami, s’assoie non loin de la maman et de son bébé. Le car se remplit; tout le monde s’installe et notre voyageur choisit de rester très près de la jeune maman dans le car, eh oui, ça s’appelle le rapprochement judicieux.

Inutile de prendre le risque qu’elle en fasse profiter quelqu’un d’autre…

Les voilà partis pour un voyage dont il est le seul à  ignorer sa destination. A mi chemin, le bébé se met à pleurer à nouveau. Et une fois de plus la maman menace de donner le sein qu’il refuse au Monsieur assis à côté.  Notre Monsieur est excité comme une puce, il tient à peine sur son siège, prêt à bondir sur le sein de la dame

Râté, pas pour cette fois, la maman range son sein dans sa chemise et essaie de consoler son bébé comme elle peut.

Ils ont passé Daloa, puis Yamoussokro, trop loin de chez lui, mais il espère toujours.

Non loin d’abidjan, l’enfant se met à pleurer encore, et notre migrant, se morfond sur son siège sans pouvoir rien faire. Il est énervé mais cache son impatience en faisant mine de gronder le bébé lui aussi.

“écoute bébé, il faut têter hein, sinon ta maman va donner le sein au Monsieur…”

Le bébé crie de plus belle, la maman range son sein et le berce tendrement.

Hummmmmmmmmm, c’est un vrai supplice. Le car roule encore et ils finissent par arriver à Abidjan, la capitale, le car s’immobilise, le bébé recommence à hurler et la maman recommence avec le sein et la menace de le donner au Monsieur.

Alors sans plus attendre, notre voyageur saute sur l’objet du désir, l’agrippe et empêche la maman de le ranger dans sa chemise

” donnez moi ce sein que je puisse têter et qu’on en parle plus. Il ne veut pas têter, moi si”

Puis il tête goulument le sein de la jeune maman devant l’air éberlué de cette dernière et des autres voyageurs et de la maman.

D’après cette histoire, voilà comment le premier guéré est arrivé à Abidjan.

Vraie ou fausse, ce sont des histoires qui mettent un peu de piments dans les fêtes, les soirées entre amis…

En avez à me confier? N’hésitez pas

08
avr

Willykean, le maître nageur et la perche

Sous marin en détresse!!

Le sous marin c’est willykean: il y a seize ans, en 92 j’ai décidé d’apprendre à nager. Avant je ne savais pas. Après avoir essuyé les moqueries des vacanciers au bord des lacs glacés bavarois, des enfants dont j’ai été la nounou, je me suis dis:

“assez!”, plus de brassard, plus de ceinture à la plage… Non mais vous imaginez une adulte de 1,74 cm, avec des bouées brassards de fillettes en couleur?

Je me suis donc inscrite à la piscine municipale pour 15 leçons de natation.

Le moniteur étais très gentil. Nous avons commencé dans le petit bassin les mercredi matin au milieu des enfants du centre aéré. Tout va bien, je fais des progrès alors nous passons dans le grand bassin; j’ai l’air tellement douée que le moniteur me fait faire des plongeons….

Vint un jour où il me demande de faire une longeur de bassin; Les couloirs sont devenus un peu trop rudimentaires pour moi…

Je m’exécute. A l’aller tout se passe bien. au retour, je nage, je m’applique à faire ma brasse, les bras, les jambes, la grenouille…. Mais moi je ne suis pas une grenouille, je suis une torpille, je fonctionne en sous marin, Je n’ai jamais réussi à nager la tête hors de l’eau, un peu le genre de Patrick Duffy dans ce film qui passait il y a quelques années. Je nage comme un poisson, mal mais comme un poisson tout de même. Démarrer à un bout et traverser le bassin en apnée avant d’émerger à l’autre bout..

Je suis donc en plein milieu de la piscine et quelque chose que j’ignore m’a distraite de ma trajectoire, déconcentrée. Oui, Une torpille, c’est programmé pour atteindre un impact, vous la déprogrammez et c’est la confusion totale. C’est tout moi.

Au milieu de la piscine, j’oublie mes mouvements, je commence à couler les jambes en premier, puis le reste du corps. Comme un cailloux au fond de la piscine.

C’est la panique, je me débats, le moniteur me vois en difficulté, il me crie de prendre la perche, je l’entends de très très loin, mais je ne vois pas la perche, puisque je nage les yeux fermés. ça aussi c’est une spécialité à moi. Quand je vous dit que je suis une torpille, je sais où je vais, ne me demandez pas comment j’y arrive…

“La perche , prends la perche”, rien n’y fait, j’ai failli provoquer une crise cardiaque chez le moniteur. Il était sur le point de plonger quand je suis revenue à la surface telle une sirène qui essaie d’attirer les marins vers les profondeurs.

Il m’aide à remonter sur le bord du bassin où j’ai droit à un sermon légendaire. Il était furieux et moi épuisée et toute marron.

” reprenez votre souffle quelques minutes, nous continuerons la leçon, ok.

“Ah non, je reprends mon souffle et mes affaires, et je rentre chez moi. Depuis, je marche dans les bassins, les grands, ça ne se voit pas trop puisque personne ne sait ce qui se passe en dessous.

Je suis une torpille, pas une grenouille!

05
avr

Pickpocket pris au piège

Mésaventure d’un pickpocket dans le bus

Un peu “vache” l’histoire mais il faut partager. En fait je me suis inspirée d’un tube de boysband africain.

Lundi matin, c’est la cohue à l’arrêt du bus. Il y a ceux qui vont travailler dans les bureaux, ceux qui ont leur commerce au pied des bureaux et ceux dont le bureau s’avère être le bus: les pickpockets.  Ils vont par bande de quatre souvent. Un système bien rodé. Celui qui repère la proie, celui qui pratique, et les autres qui s’éclipsent avec le butin….

Ce matin là donc, les passagers sont sérrés comme des sardines en bôite dans le bus. Pas besoin de se tenir à quelque chose, un peu comme ici lors des grèves de la SNCF.  Un commerçant, en sarouel était là au milieu de la foule. Les commerçants là bas sont riches, très riches et on dit souvent qu’ils transportent leur banque dans le sarouel.

Il s’est vite fait répéré par l’un des pickpockets. Il se faufile avec beaucoup de peine mais parvient à se placer près du commerçant. Il reste naturel, mais ses mains commencent à chercher, il trouve la poche du commerçant, y glisse la main espérant en extraire une liasse de billets…

Au fond de la poche, à la place des billets il rencontre un objet assez bizarre, quelque chose de dur, l’homme ne bouge pas, le pickpocket vérifie puis réalise que la poche en fait n’a pas de fond, et qu’il est en contact avec les parties intimes du commerçant, il commence à retirer tout doucement sa main et là, le commerçant parle enfin. Garre à toi si tu arrêtes. Continue ce que tu es en train de faire sinon je crie “au voleur”.

Tout le monde sait comment ces derniers sont traités. A la moindre alerte L’individu est cerné et risque gros. Alors notre pickpocket, très docile replonge la main au fond du sarouel et s’applique à masturber le commerçant ( je pense que nous sommes tous des adultes responsables et que nous pouvons appeler les choses par leur nom).

Le trajet est long, les gens descendent, le pickpocket prie pour que enfin vienne le tour du commerçant. Manque de chance, ce dernier a sa boutique à l’autre bout de la ville. Imaginez le tour de Paris en PC.

Tous les amis du pickpocket sont descendus aussi mais lui était coincé, la main dans la poche du commerçant; ils avaient un secret à partager.

Le commerçant demande un arrêt, le pickpocket peutenfin retirer la main.

Le commerçant satisfait le remercie avant de descendre et ajoute:”

“Vous vous croyez malins n’est pas, la prochaine fois, réfléchis par deux fois avant de glisser la main dans le sarouel des gens”

Celui là sera marqué à jamais et qui sait peut être même qu’il pensera à changer de métier…

01
avr

Mariage, relooking et quiproquos

L’effervescence du grand jour fait parfois que tout le monde a les  nerfs au vif: parents des mariés, frères et soeurs…: et des gags comme ceux- ci peuvent ajouter un peu de piment à la fête.

Mieux que deux clans qui s’affrontent comme dans certains films non?

Au mariage d’un neveu à mon mari, la plupart des femmes de la famille ont décidé de se relooker.

A commencer par sa soeur qui d’habitude avait pour “costume national” un caleçon et un haut ample, pas très féminin.

Une des tantes avait décidé de mettre un chapeau; elle n’était pas la seule d’ailleurs. Au départ il y avait moi puis trois autres ont voulu faire comme moi.

Eh oui! c’était un jour exceptionnel. nous avons eu droit à une virée shopping pour choisir les pièces rares qui finiraient nos toilettes….

Arrive donc le matin du mariage. tout le monde s’habille pour la cérémonie civile. Ma belle soeur était belle comme un coeur dans son tailleur bleu veste à manches trois quarts et jupe asymétrique et son chapeau tout nouveau.

La soeur, témoin au mariage s’était préparée à l’hôtel et s’était rendue à la mairie très en avance pour être sûre de ne pas arriver en retard. La maman était enchapeautée elle aussi.

La famille de la mariée n’était pas en reste, il n’y a pas de raison que ce ne soit pas ainsi.

Les gens commencent à converger  vers l’hôtel de ville. Le marié était déjà là à attendre, comme la plupart du temps, arrive sa soeur dans une voiture avec la mariée; il ne faut pas que le marié la voit. Comment éviter l’incident…….. 

K laisse la mariée dans la voiture, descend et  par de grands signes de la main essaie de faire rébrousser chemin à son frère, lui suggérer de rentrer dans la salle de mariage… Rien n’y fait. L le marié voit bien cette jeune femme qui lui fait des signes et  l’imite à son tour en se demandant tout bas

“mais qu’est ce qu’elle a à me faire des signes comme cela? Est ce que je la connais.”

Et au lieu de repartir, il avance jusqu’à la voiture. K désespérée finit par crier

“C’est moi L ne vient pas ici, je suis avec la mariée, il ne faut pas que tu…”

Trop tard, avant de reconnaitre sa soeur et de réaliser ce qu’on attendait de lui, il était à la voiture.

“Oh mince! c’est toi K, je ne t’avais pas reconnue, je me demandais ce que me voulait cette inconnue..”

“Oh mon dieu! tu as complétement changé, ouh là là làààààààààààà”

Mais ce n’est pas tout, voilà que N ( N c’est mon autre belle soeur) descend de la voiture de son mari, de leur voiture, dans son tailleur de créateur et son chapeau. Le silence se fait, L et K se retournent.

“Mais qui  c’est celle là qui sort de la voiture de J? Il fait du ramassage maintenant!

“Si N savait.”

et N de s’écrier:

“K comment me trouves tu avec mon chapeau?”

K va répondre à N lorsque “belle tante” toute pimpante, sort de sa voiture, se redresse et lisse le bas de sa robe; elle regarde dans notre direction, K fait un compliment à N

“Ohhhhhh comme tu es belllllllllllllllllllllle! Ah là là, tu es vraiment belle comme ça!”

Et “belle tante de rougir jusqu’aux oreilles et à la racine des cheveux.

“c’est vrai? tu crois? Oh merci K Merci du compliment!”

K qui rougit à son tour à cause de cette confusion, n’a pas osé rectifier, elle a laissé croire que le complément était pour “belle tante” et tout le monde est content; c’est vrai les jours de mariage, il faut parfois savoir être diplomate. Quand on a passé des mois à réfléchir à la façon de placer maman, belle maman (femme actuelle du père de la mariée), on peut laisser “belle tante” croire qu’elle est très très belle… et si cousine H se prend la traîne de la jupe ( à croire qu’elle voulait faire concurence à la mariée) dans son talon Séducta, on n’arrête pas la procession…

Des gags, des quiproquos, vous en avez expérimentés vous aussi….

27
mar

Satan squatte le corps du fidèle

Comment débarrasser un fidèle de satan.

Un peu d’humour ce matin pour affronter cette journée pluvieuse.

Dans un village africain, des parents désarmés devant la crise de follie de leur fils, le conduisent chez le prêtre exorciseur afin de le débarrasser du mauvais esprit.

Ce prêtre est très réputé pour ses pouvoirs de désenvoutement et d’exorcisme. A l’Eglise, quatre  gaillards tiennent notre forcéné plaqué au sol.

Le prêtre scande des psaumes, il crie, il gesticule, il lutte avec satan (c’est virtuel, personne ne voit réellement ce qui se passe)  il donne des ordres, la foule chante et lance des”amens”.

Soudain, notre forcéné se dégage des bras qui le maintiennent au sol tels des étaux; Il se redresse et avant que les autres n’aient eu le temps de le maitriser à nouveau, il saisit le prêtre, le roue de coups avant de le plaquer au sol et s’assoit même sur son dos ( au cas où ce dernier tenterait de se dégager).

Et demande à ce dernier, prisonnier de son postérieur

“maintenant, qui est le plus fort?”

L’église se vide en un temps record. Tous les fidèles ont abandonné leur exorciste. Le pauvre a cru son jour arrivé.

A la fin, quelques braves fidèles sont revenus lui prêter main forte. Ils ont réussi à bouger le forcéné et à libérer “l’adversaire de satan.”

La messe interrompue pendant ce temps a été remise au lendemain. Chacun avait besoin de retrouver ses esprits y compris le prêtre, il avait besoin de se ressourcer pour affronter de nouveau satan et continuer ses séances de désenvoutements.

Willykean




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